Je photographie ce qui est vrai.

Je ne photographie pas ce qui est beau.

Photographe documentaire de famille, mariage et danse en Provence.

J'aime les gens qui vivent plus qu'ils ne posent.

QUI JE SUIS VRAIMENT

(Pas le CV, l’humain)

Je m'appelle Cynthia.

Danseuse depuis l'âge de 3 ans. Maman de deux enfants, un de 22 ans, une de 4 ans et demi. Solo. Passionnée par l'enfance, par le cerveau, par tout ce qui ne rentre pas dans une case propre.

Longtemps, j'ai travaillé sous le nom de Thia. Thia, c'était moi, mais une version atténuée, plus sage, plus rangée.

Il y a quelques mois, ma vie a pris un virage brutal. Rupture. Tout à reconstruire. Tout à renommer.

Je suis encore dedans. Je ne vais pas te raconter que j'en suis sortie transformée et lumineuse. C'est pas fini.

Mais quelque chose est devenu clair dans ce chaos : je ne voulais plus me présenter sous un nom qui atténuait qui j'étais.

Cynthia Arena, c'est pas un rebranding. C'est moi qui décide de prendre toute la place.

D'où vient mon regard ?

J'ai toujours regardé avant de faire quoi que ce soit.

Enfant, je passais des heures sur les albums de famille. Pas pour les portraits bien rangés. Pour les images où il se passait quelque chose. Un rire flou. Un geste suspendu. Un regard qui déborde.

Très tôt, j'ai compris que ce qui m'attirait dans une photo, c'était pas la beauté, c'était la vérité qu'elle contenait.

J'aime ce qui est libre, sincère, honnête. J'aime l'enfance, cette façon qu'ont les enfants d'être entiers, sans filtre, sans calcul. Je n'aime pas les faux semblants. Je n'aime pas les poses. Je n'aime pas ce qui sonne faux.

Une image ratée pour moi, c'est pas une image floue ou mal cadrée. C'est une image qui ne dégage rien.

LA DANSE, ET CE QU'ELLE M'A APPRIS

Je danse depuis mes 3 ans, contemporain, jazz. J'ai arrêté. J'ai repris. J'ai arrêté encore. La vie fait ça.

Mais la danse ne m'a jamais vraiment quittée, même quand je ne dansais pas.

Ce qu'elle m'a appris et que je n'aurais pas appris autrement : le corps ne ment pas.

Dans la danse, les poses figées ne tiennent pas longtemps. Il y a le souffle, la tension, le relâchement, l'élan. Il y a ce moment où on lâche prise et où quelque chose de vrai traverse.

C'est exactement ça que je cherche en photographie.

Pas le geste parfait. Le geste juste. Pas le sourire demandé. L'émotion qui passe avant qu'on ait le temps de se retenir.

Mon regard de photographe, il est né là dans les corps qui bougent, pas dans les corps qui posent.

Puis il y a eu

mes enfants.

Avant d'être maman, je photographiais déjà. Je regardais déjà beaucoup. Mais je crois que je ne regardais pas encore les mêmes choses.

Quand mes enfants sont arrivés, j'ai découvert un monde qui changeait chaque semaine.

Une façon de rire.
Une expression.
Une habitude.
Un mot mal prononcé.
Une manière de courir.
De s'endormir.
De tenir ma main.

Et puis un jour, sans prévenir, tout ça disparaissait. Remplacé par autre chose. J'ai compris que ce que l'on perd n'est presque jamais ce que l'on croit.

On pense avoir besoin des anniversaires. Des spectacles. Des grands événements.

Mais avec le temps, ce ne sont pas ces souvenirs-là qui me serrent le cœur.

Ce sont les choses ordinaires.

Les dessins qui traînent sur la table.
Les repas mangés de travers.
Les cabanes dans le salon.
Les doudous emmenés partout.
Les chaussures qu'ils mettaient toujours à l'envers.
Les questions posées cent fois par jour.

Toute cette vie qu'on croit banale parce qu'on est dedans. Et qui devient précieuse dès qu'elle n'existe plus. C'est là que mon regard a changé.

J'ai arrêté de chercher des photos jolies.

J'ai commencé à chercher des traces.

Des preuves que cette vie-là avait existé. Des images capables de raconter non seulement à quoi ressemblaient mes enfants... mais qui ils étaient.

C'est aussi là que je suis tombée amoureuse de la photographie documentaire. Parce qu'elle ne demande à personne de jouer un rôle. Elle laisse simplement la vie se montrer telle qu'elle est.

Et pour moi, il n'y a rien de plus précieux que ça.

Aujourd'hui, je photographie

ce qui risque de nous échapper.

Que ce soit un enfant qui grandit.

Un mariage qui passe en une journée.

Ou une danse qui ne sera jamais dansée exactement de la même façon.

Je reviens toujours à la même chose.

Les liens.

Les gestes.

Les regards.

Tout ce qui semble ordinaire quand on le vit.

Et devient précieux avec le temps.

je photographie ce qui est vivant.

depuis plus de 10 ans

Mariages.
Familles.
Danse.
Corps qui bougent. Liens qui débordent. Émotions qu’on oublie trop vite.

Mon travail a été récompensé par plusieurs associations internationales de photographie documentaire famille et mariage.

Mais honnêtement ?


Le plus important, ce sont surtout les gens qui me disent :

“ça ressemble vraiment à ce qu’on a vécu.”